savez-vous que... la canne à sucre est l’un des piliers du développement durable de La Réunion

Lutte contre l’érosion

 

Relief accidenté, sols fragiles, climat sous influence cyclonique font de La Réunion, l’une des régions où le risque d’érosion est l’un des plus forts au monde. La canne à sucre, grâce à ses racines développées et aux résidus de récolte laissés dans les champs évite que les terres fertiles ne partent à la mer.

Un système racinaire très développé

Les racines de la canne à sucre sont nombreuses et profondes. Elles sont aussi grandes que la taille des feuilles au-dessus du sol et peuvent atteindre 3 à 4 mètres. Il y a autant de matière en dessus qu’au dessous du sol. Son système racinaire se renouvelle chaque année, contribuant à nourrir le sol et permet à la canne d’absorber tous les éléments nutritifs dont elle a besoin. Le réseau qu’elle forme retient la terre et limite l’érosion.

La canne à sucre favorise également l’infiltration des eaux. Elle protège et contribue ainsi à alimenter les nappes phréatiques. C’est une plante qui retient bien les sols et permet de lutter efficacement contre l’érosion, contrairement à des cultures dont les systèmes racinaires sont moins profondément enfouis dans les sols.

Une couverture des sols permanente

La canne est l’une des plantes qui produit le plus de biomasse : de 110 à 180 t par hectare et par an en fonction des rendements. Ce qui fait de la canne une culture très intéressante sur le plan environnemental. La coupe de la canne se répartit sur 6 mois. Cela laisse le temps aux premiers champs coupés d’avoir une belle végétation, lorsque les champs de milieu ou fin de campagne sont coupés à leur tour. La canne couvre donc le sol de manière quasi permanente.

Une forte capacité à résister aux intempéries

Cette fonction anti‐érosive de la canne est renforcée par sa capacité de résistance aux cyclones. La canne est particulièrement résistante aux conditions climatiques extrêmes de l’île et possède de remarquables capacités de rétablissement après des chocs climatiques. C’est pourquoi elle est la seule véritable grande culture pratiquée sur l’île. Dès l’origine, la canne a occupé dans l’agriculture réunionnaise une place centrale, principalement du fait de sa résistance aux cyclones.



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  1. Lulu dit :

    C’est rassurant d’apprendre cela alors que l’ile doit souvent faire face aux cyclones. On comprend mieux son utilité.



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