savez-vous que... la canne à sucre est l’un des piliers du développement durable de La Réunion

Piège à carbone

Véritable piège à carbone, la sole cannière stocke l’équivalent des émissions annuelles de CO2 du parc automobile de La Réunion.

Le bilan CO2 de la canne à sucre est très favorable. En effet, le CO2 produit par les centrales thermiques lors de la combustion de la bagasse est réabsorbé par la canne lors de son processus de photosynthèse pour produire ensuite de la bagasse l’année suivante. Elle évite ainsi l’importation de 138 000 tonnes de charbon et permet de produire de l’électricité verte, tout en produisant des denrées alimentaires et des écumes.

La photosynthèse est le processus qui permet aux plantes de transformer l’énergie solaire en énergie chimique. Par une réaction chimique complexe, la plante capte le gaz carbonique (CO2) de l’air ambiant, le transforme en molécules organiques et rejette de l’oxygène en retour. Chez la plupart des plantes, le processus de la photosynthèse met en jeu des molécules possédant trois atomes de carbone. C’est ce que les biologistes appellent la « photosynthèse en C3 ». La canne à sucre fait exception.

 

Lors de la photosynthèse, elle produit des molécules à quatre – et non trois – atomes de carbone. Comme le maïs, le sorgho et certaines plantes désertiques, la canne à sucre fait partie des plantes de « type C4 ». Grâce à leur métabolisme spécial, ces plantes montrent une meilleure capacité à absorber le gaz carbonique et elles peuvent ainsi connaître des taux de croissance extrêmement élevés.

 



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  1. Dodo dit :

    Est-ce qu’il est possible de dire que la canne aide à lutter contre le réchauffement climatique ? Cela paraît logique puisqu’elle absorbe le CO2.



  2. Cyril dit :

    Au Brésil, la canne sert aussi de biocarburant.



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